Les scandales liés à l’industrie du textile s’amplifient conjointement avec la multiplication des ‘Made in Taiwan’ et autres ‘Made in Bangladesh’ sur les étiquettes de nos vêtements. Coïncidence ? Bien sur que non.
Le modèle de production et de consommation sur-rapide du textile, que nous avons constitué depuis le début des années 60 n’est pas viable sur le long terme. Trop polluant et trop dégradant humainement et écologiquement, il est temps de se mobiliser pour trouver des solutions.

“Je pense que les gens ne devraient pas investir dans la mode, mais investir dans le monde” Vivienne Westwood

Quand la raison nous fait revenir à des modes de consommation plus responsable, les vêtements de seconde-main deviennent une alternative convaincante face à la fast fashion. Malgré tout, de nombreuses idées reçues nous empêchent souvent de franchir le pas. On fait le point.

#1 Le vintage c’est démodé

N’en dites pas plus ! A moins d’avoir passé ces dernières années au fond d’une cellule en Sibérie, ou d’avoir choisi la voie religieuse dans un monastère pommé en haut de l’Everest, vous n’avez pas d’excuses pour avoir raté le retour de la mode vintage sur le devant de la scène.
Revenu en force d’abord pour des raisons budgétaires depuis la crise de 2008, le vintage s’est peu à peu imposé comme un choix stylistique assumé par tous les cool kids du pays. Cette ‘démode’, en dehors du temps et de la frénésie des tendances, répond à une envie grandissante des jeunes générations de combattre le conformisme dont les réseaux sociaux se font l’avocat du diable. Une quête de singularité dont le graal serait ce joli jean Tommy porté par ma grand mère il y a 30 ans, mais 2 fois moins cher et 10 fois meilleur pour la planète. YES !

#2 Le vintage c’est bas de gamme

On vous l’accorde, difficile de passer outre cette image de cartons poussiéreux et cette forte odeur de renfermé qui colle à la peau des magasins d’occasions. Mais il ne faut pas désespérer, le vintage sort peu à peu des recoins sombres des friperies pour redorer son blason. Alors qu’un stand éphémère Emmaüs a fait son apparition dans les rayons des Galeries Lafayettes en février dernier, plusieurs enseignes de vêtements d’occasions comme Tilt Vintage et Kiliwatch font partie à part entière du décor de certains grands magasins de la capitale comme le BHV et le Printemps Haussman. Qui ose encore parler de bas de gamme ?

#3 Les vêtements vintage sont souvent sales et abimés

Unique et gorgée d’histoire, chaque pièce vintage porte le souvenir de ceux qu’elle a habillés…
On parle de vrais souvenirs, pas des tâches de ketchup laissées par la fringalle au MacDo du dernier propriétaire.
À ce niveau là, rassurez-vous, les vêtements que vous trouvez en friperies ont été lavés et relavés. Dans un sens, ils sont même plus propres que les vêtements neufs, sortant de l’usine maculés de produits chimiques en tout genre.
Concernant l’usure du temps, les friperies ne sélectionnent pas les vêtements trop abimés, quel intérêt ? Évidemment de petites défauts peuvent s’être glissés entre les mailles du vêtement … mais c’est ce qui fait son charme, un peu comme vous 😘

Si malgré tout vous n’êtes pas convaincus, il vous reste toujours l’option du vintage en ligne. Chez CrushON, nous travaillons en partenariat avec les meilleures friperies parisiennes, pour vous faire découvrir une sélection de pièces vintage de qualité, au même prix qu’en boutique ! Pourquoi je ne l’ai pas dit plus tôt ? …