On adore y passer des heures, à fouiller dans l’espoir de trouver LA perle rare, on parle évidemment des friperies. Ces merveilleuses mines d’or, où authenticité rime avec économie et écologie. Les friperies se sont multipliées ces dernières années dans les grandes villes du monde entier et commencent petit à petit à faire concurrence aux mastodontes de fast-fashion.

Oui mais voilà, nous on s’est posé une question : D’ou viennent les vêtements de nos friperies préférées ?

Si toi non plus tu ne sais pas alors tu es pile poil au bon endroit car chez CrushON, on a enquêté pour toi …

L’origine des pièces de seconde-main

Par définition, les vêtements de seconde-main proviennent des garde-robes de toute personne qui décide de faire du tri dans son armoire. Chaque année en France ce ne sont pas moins de 233 000 tonnes de vêtements qui sont collectées par l’éco-organisme du textile, du linge, de la chaussure (TLC). Ces vêtements sont déposés dans des bennes à vêtements puis récoltés et redistribués de deux façons…

Le recyclage du textile en France

Toutes les pièces récoltées sont triées et inspectées pour être ensuite donnés à des associations nationales ou des friperies du même pays. Ainsi, Emmaüs, pionnier de l’économie circulaire dans de nombreux secteurs collecte et trie une majorité des vêtements donnés en France. Après avoir été triés, les vêtements en bon états sont destinés à être re-vendus à bas prix dans les Emmaüs de France. Le reste des vêtements considérés comme importable car trop usés, sont envoyés dans des usines de recyclage textile afin de créer des matériaux d’usages tels que du rembourrage de siège ou des textiles isolants. C’est ce que l’on appelle le « down-cycling » et il concerne 32% des textiles récoltés dans les bennes textiles.

Le recyclage du textile à l’international

Cependant, sur la quantité de vêtements jetés par les consommateurs chaque année, seulement 1/4 sont triés puis revendus en France. En effet, il est plus facile d’externaliser le cout du recyclage textile dans des pays ou le prix de la main d’oeuvre est dérisoire. Ainsi les 3/4 des vêtements de seconde-mains sont triés dans les pays d’Afrique ou d’Europe de l’Est. D’un côté les vêtements lambda en plus ou moins bons états sont revendus sur le continent ou ils détruisent l’économie locale  et d’un autre côté les « plus belles pièces » avec des marques (Lacoste, Ralph Lauren Nike…) reviennent en Europe de l’Ouest où elles seront vendues plus chères.

Boucler la boucle du recyclage textile

Ainsi, dans nos friperies préférées la provenance des vêtements peut varier et varie énormément ! Un polo Lacoste qui appartenait à notre voisin peut ainsi parcourir des milliers de kilomètres avant de revenir dans nos friperies « branchées » préférées… Rien de très local malheureusement, les vêtements de seconde-main peuvent avoir une emprunte carbone au moins égale à celles des vêtements de fast fashion fabriqués en Chine et vendus en France.

Nos souhaits pour le futur

Pour toutes ces raisons, notre souhait le plus chers chez CrushON est de démocratiser le vintage en France !

Primo – faire en sorte que les vêtements recyclés en France soient exclusivement redistribués dans les friperies Françaises et réduire  l’empreinte carbone de ces derniers.

Secondo – En désopacifiant l’offre des vêtements de seconde-main grâce à une plateforme de vente en ligne ouverte à toutes les friperies en France et en Europe, nous souhaitons redynamiser le marché du textile d’occasion afin de rendre le vintage visible et désirable par tous.