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En 2025, la seconde main a cessé d’être une option marginale du paysage retail.
Pour beaucoup de marques et retailers, elle est devenue une piste crédible, testée, analysée et déployée.
Par conséquent, le marché de la seconde main en 2026 change de nature.
La question n’est plus « est-ce pertinent ? » mais « comment structurer un modèle qui fonctionne dans la durée ? »
Ce tour d’horizon propose une lecture claire de ce qui est en train de se jouer sur le marché de la mode circulaire et de ce que cela implique pour les marques et distributeurs.
2026 marque un changement de statut du marché de la seconde main
Les signaux sont désormais alignés.
À l’échelle mondiale, le marché de l’habillement de seconde main est attendu à 317 milliards de dollars d’ici 2027, avec une croissance 2 à 3 fois supérieure à celle du marché du neuf. En Europe, la seconde main textile pourrait représenter 26 milliards d’euros d’ici 2030, avec une croissance annuelle moyenne de 8,5 %. La France pèserait déjà 25 % du marché européen.
Ce n’est plus une dynamique portée uniquement par les plus jeunes générations, ni par quelques plateformes pionnières. La seconde main s’installe dans les usages et elle progresse aussi en volume. En France, on mesure 65,8 kt de TLC vendus en seconde main en 2024, soit 7,4 % des volumes de consommation totale, en hausse de 3,5 % vs 2023.
Ce basculement est aussi porté par le contexte économique.
Près de 60 % des consommateurs américains déclarent qu’ils se tourneraient vers la seconde main si des hausses de prix liées aux droits de douane se confirmaient. Certains signaux sont déjà visibles outre-Atlantique : au T1 2025, les téléchargements de l’application Depop ont bondi de 125 % lors des débats sur les tarifs.
Si le contexte européen est différent, la logique est comparable : dans un environnement de prix sous tension, la seconde main s’impose comme une alternative crédible et durable.
Mais réduire cette dynamique au seul prix serait une erreur.
Car si le contexte économique explique l’accélération du marché, il n’explique pas à lui seul sa capacité à s’installer dans la durée.
En 2026, ce qui fait la différence, ce n’est plus seulement pourquoi les consommateurs essaient la seconde main, mais pourquoi ils y reviennent et ce que cela change pour les enseignes.
Ce qui fait acheter de la seconde main, au-delà du prix
Oui, l’accessibilité tarifaire déclenche l’achat. Et, dans le contexte actuel, elle pèse lourd : 50 % des acheteurs de seconde main en ligne achètent d’abord parce que ce sont de « bonnes affaires ».
Autre signal intéressant : la seconde main ne concerne plus seulement l’aspirationnel. Les consommateurs déclarent acheter davantage de marques mass/specialty (34 %) que de marques luxury/designer (31 %) sur les plateformes.
Mais ce n’est pas ce qui explique le succès d’un catalogue seconde main.
61 % des consommateurs continueraient à acheter ou vendre de la seconde main même avec plus de moyens. Pour le plaisir de la recherche, la singularité des pièces ou l’accès à des produits premium autrement inaccessibles.
Autrement dit : la demande est tirée par la valeur… mais elle se consolide par la désirabilité.
Refashion le formule très clairement : le marché appelle un changement de paradigme. Il ne s’agit plus seulement de vendre de la seconde main, mais de bâtir une offre désirable, structurée et massive. Avec, notamment, un tri performant qui classe et oriente selon la valeur marchande, une offre segmentée assumant un business model marchand, et une expérience client aussi qualitative que celle du neuf.
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Ce que les enseignes doivent arbitrer, au-delà des tendances
Autre enseignement majeur à l’approche de 2026 : il n’existe pas de modèle universel pour la seconde main.
Les catégories performantes varient fortement selon les régions, les cultures et la maturité des marchés. Quelques repères utiles :
- États-Unis : l’outerwear est cité par 80 % des consommateurs parmi les catégories achetées en seconde main ; puis montres (67 %), bas (64 %), hauts (63 %), sneakers (59 %).
- Royaume-Uni : robes (77 %), hauts (77 %), sacs (74 %), outerwear (64 %), maille (62 %).
- Chine : montres (69 %), sacs (65 %), outerwear (56 %), bottes (55 %), lunettes (52 %).
Ce n’est pas anecdotique : cela implique qu’une stratégie seconde main doit être pensée comme un arbitrage à la fois marketing (désirabilité, ADN de marque) et opérationnel (contrôle qualité, rotation, réassort, effort terrain).
Et ce n’est pas seulement une question de « tendance ».
Prenons l’exemple d’une enseigne de sport leader qui opère sa seconde main avec CrushON. Plutôt que de segmenter par univers classiques (homme/femme/enfant), elle a choisi un tri et un approvisionnement directement par catégories d’usage : sports nautiques, ski, puis seulement ensuite par sous-univers.
Pourquoi ?
Pour mieux répondre aux besoins réels de ses clients, qui cherchent d’abord une fonction, avant un segment démographique.
Pour approfondir :
Ce qui fait réellement la différence pour les enseignes qui se lancent
Si les plateformes de revente atteignent aujourd’hui un point d’équilibre économique, ce n’est pas par magie. C’est le résultat d’années d’ajustements sur des sujets très prosaïques : logistique, standardisation des flux, contrôle qualité, automatisation, pilotage par la donnée.
Les marges EBITDA ajustées de certaines plateformes se sont fortement redressées entre 2020 et 2024. ThredUp passe de -18 % à +3 %, The RealReal de -43 % à +2 %, Vinted atteint +20 % en 2024. Vinted a aussi enregistré une croissance de +330 % de son bénéfice net entre 2023 et 2024.
Ces trajectoires donnent une leçon simple pour les enseignes : la seconde main devient performante quand elle est pensée comme une opération à part entière, pilotée avec des indicateurs clairs, et soutenue par des outils capables d’absorber la complexité.
Mais l’adoption de la seconde main côté marques et enseignes reste progressive.
Trois défis reviennent systématiquement.
Cité par 36% des dirigeants : le manque d’adhésion interne (voici comment y remédier), suivi des enjeux de contrôle qualité et d’authentification (cités par 34 % des dirigeants), et du le manque d’expertise interne (31 %).
C’est précisément pour répondre à ces contraintes que se développent des solutions telles que CrushON Connect, capables d’absorber la complexité opérationnelle de la seconde main.
En externalisant la complexité opérationnelle tout en gardant le contrôle sur la marque et l’expérience client, les enseignes peuvent se concentrer sur leur cœur de métier. Mais cela suppose de s’appuyer sur des partenaires qui maîtrisent réellement le sujet : dans les flux, sur le terrain, et dans la durée.
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Sources
The State of Fashion 2026, Business of Fashion × McKinsey & Company
ThredUp × GlobalData, Resale Report 2025
FMC × KPMG, State & prospects of circular fashion in Europe
Refashion, Etat de l’art de la seconde main en France en 2024
Bain & Company, Decarbonizing fashion and luxury (2025)
Données et retours terrain CrushON (déploiements France & Europe)